Tokyo, Japon —
Le navire Greenpeace MY Esperanza, qui flottait au large de la côte du Japon depuis six jours après avoir été concrètement empêché d'entrer au port, est arrivé dans la baie de Yokohama ce matin.
L'équipe de Greenpeace à Tokyo et l'équipage à bord ont passé près d'une semaine à faire du lobbying auprès de diplomates, de syndicats et des gardes-côtes afin de pouvoir contourner les actions du Syndicat des Marins Japonais, qui a provoqué la fin formelle des contacts entre agents de navires.
Greenpeace a contourné les procédures normales en complétant toute la paperasse nécessaire seul – une tâche qu'on nous avait prédite impossible.
«Nous sommes très heureux d'arriver au Japon et d'avoir l'opportunité de lancer un débat et un dialogue sur le problème de la chasse baleinière en haute mer», a dit Sara Holden, à bord de l'Esperanza. «Nous avions bon espoir de réussir à entrer et nous espérons que beaucoup de monde est toujours prêt à nous donner un signal clair que Greenpeace est la bienvenue au Japon».
Le navire Greenpeace, portant des banderoles sur lesquelles est écrit «Nous aimons le Japon, mais pas la chasse dans un sanctuaire» en japonais et en anglais, passera plusieurs jours au Japon. Des officiels de l'Agence de Pêche du Japon et de l'Institut de Recherche sur les Cétacés on été invités à bord de l'Esperanza pour parler du programme gouvernemental de chasse baleinière.
Après la publication de son livre sur ce sujet, le directeur exécutif de Greenpeace Japon, Jun Hoshikawa a dit: «Un responsable gouvernemental a déjà fait des commentaires sur le manque de débat sur la chasse baleinière. Il est temps de changer cette situation. Nous avons entamé un dialogue de bateau à bateau dans l'Océan Austral, et nous voulons le continuer désormais sur terre».
L'Esperanza a passé sept semaines dans l'Océan Austral pendant la dernière saison baleinière, lors de laquelle le navire et l'équipage sont restés en stand-by près du bateau usine Nisshin Maru endommagé par un incendie. De l'aide à été offerte et acceptée par le responsable d'expédition et l'hélicoptère de Greenpeace a été utilisé pour vérifier les conditions de la glace et les communiquer au bateau endommagé.