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Des Ouvriers dans une usine d'emballage de thon dans le Pacifique font 
une pause sur des boites de thon à exporter.

Des Ouvriers dans une usine d'emballage de thon dans le Pacifique font une pause sur des boites de thon à exporter.

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Pohnpei (Etats Fédérés de Micronésie) — La période de collaboration de deux semaines entre Greenpeace et le gouvernement des Etats Fédérés de Micronésie (EFM) arrive à son terme aujourd'hui. Durant quinze jours, le navire Greenpeace MY Esperanza a patrouillé dans les eaux des EFM à la recherche d'activités liées à la pêche illégale. Cet événement a marqué le coup d'envoi de la manche 'Pacifique' de l'expédition 'Défendons nos océans'.

L'enquête de l'Esperanza a révélé que 80% des navires de pêche se trouvant dans la Zone Economique Exclusive (ZEE) des EFM ne délivraient aucune information sur la durée de leur séjour en mer, le nombre de leurs prises et le type de poisson pêché. "Durant notre séjour, nous avons pu constater à quel point il est difficile pour les Etats des îles du Pacifique de surveiller et contrôler leurs eaux territoriales. En matière de surveillance, leurs ressources sont exploitées au maximum," a déclaré Lagi Toribau, responsable de la campagne océans chez Greenpeace, à bord de l'Esperanza.

"L'immensité du Pacifique, qui couvre plus d'un tiers de la planète, ainsi que le nombre croissant de bateaux de pêche étrangers dans la région, compromettent l'application de la loi. Ajoutez à cela un nombre limité de navires de surveillance, et vous comprendrez facilement pourquoi le Pacifique est une des régions les plus appréciées des pêcheurs illégaux," a précisé Toribau.

"Les stocks de deux espèces de thon du Pacifique sont dans un sale état et, à moins d'une réduction drastique des niveaux de pêche, ils seront épuisés dans trois ans. Les flottes de pêche de pays lointains prennent presque tous nos poissons et encaissent le 95% des 2 milliards d'euros que rapporte chaque année la pêche dans la région. Les nations des îles du Pacifique se partagent le misérable 5% restant. Les gouvernements du Pacifique doivent prendre leurs responsabilités: ils doivent contrôler l'ensemble des bateaux de pêche actifs dans la région et s'engager activement dans la lutte contre la pêche illégale," a ajouté Toribau.

Marstella Jack, Secrétaire à la Justice des EFM, a déclaré: "Notre département est enthousiasmé par cette collaboration entre un gouvernement et une organisation non gouvernementale. En combinant nos ressources et nos connaissances, nous avons été capables de faire appliquer la loi là où le gouvernement n'aurait pu le faire seul. Ensemble, Greenpeace et le Département de Justice ont appris beaucoup et fait des progrès considérables dans la lutte contre la pêche illégale. J'espère que nous aurons à nouveau l'occasion de travailler ensemble."

Lagi Toribau a ajouté: "Les consommateurs des nations comme le Japon, les USA, l'UE, le Corée et Taiwan ne savent pas qu'ils mangent peut-être du thon volé à des gens qui ne peuvent compter que sur la pêche pour survivre. Les gouvernements doivent agir pour contrôler leurs flottes de pêche, les consommateurs doivent commencer à se demander d'où leur poisson vient et les fournisseurs doivent refuser de stocker du poisson volé."

Greenpeace confiera l'ensemble de ses découvertes à la Tuna Commission (Commission sur le Thon) qui tiendra une réunion à Brisbane (Australie) dans quelques jours. Greenpeace demandera à la Tuna Commission d'adopter un ensemble de solutions concrètes permettant d'enrayer efficacement la crise des pêcheries de thon dans le Pacifique. Les pays membres de la Tuna Commission seront notamment invités à passer immédiatement à l'action en introduisant des contrôles plus stricts au niveau du système de surveillance des navires et en sanctionnant de façon très ferme les bateaux de pêche illégaux. Si un bateau opère illégalement dans la région, ses activités doivent être immédiatement suspendues et il doit être interdit de pêche dans le Pacifique.

Les pêcheurs illégaux sont la peste des océans. Globalement, ils écoulent sur les marchés pour près de 7 milliards d'euros de poisson volé aux populations les plus nécessiteuses de la planète. En mars dernier, l'expédition 'Défendons nos océans' avait déjà mis en exergue le problème de la pêche illégale en Afrique de l'Ouest, et le navire Greenpeace MY Arctic Sunrise pourchasse actuellement les braconniers des mers entre la mer du Nord et la mer Baltique.

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