C'est la huitième expédition de Greenpeace dans le Sanctuaire baleinier antarctique. La campagne de cette année a notamment pour but de mobiliser les 69% de Japonais qui s'opposent à la chasse baleinière (1) dans le Sanctuaire et de générer un équipage global faisant bloc sur un nouveau site web: http://whales.greenpeace.org.
"L'année passée, notre campagne a forcé plusieurs sociétés à se retirer des activités liées à la chasse baleinière. Aujourd'hui, le gouvernement japonais dépense l'argent des contribuables pour financer une activité superflue à laquelle la majorité des citoyens de mon pays s'opposent," a déclaré depuis Auckland Junichi Sato, responsable de la campagne baleines chez Greenpeace Japon.
"Nous voulons travailler avec les deux tiers de mes compatriotes qui partagent nos vues. Nous voulons que le peuple japonais envoie un message clair au gouvernement japonais: retirez-vous des activités de chasse à la baleine!"
Le gouvernement japonais compare souvent les opposants à la chasse baleinière à des opposants au Japon. A l'occasion de cette campagne, Greenpeace enverra un message positif: nous aimons le Japon, mais pas la chasse à la baleine. L'organisation écologiste souhaite ainsi faire savoir que même s'il existe une opposition globale à la chasse baleinière, le peuple japonais est respecté.
"Le gouvernement japonais n'est pas le seul que nous mettrons sous pression sur la question de la chasse à la baleine," a déclaré Karli Thomas, leader de l'expédition à bord de l'Esperanza. "Trop de gouvernements ont parlé de protéger les baleines et en sont restés à la rhétorique. Ils doivent faire en sorte d'obtenir suffisamment de soutien au sein de la CBI (Commission Baleinière Internationale) (2) pour pouvoir commencer un processus de réforme, dans le but de faire de la CBI une organisation travaillant en faveur des baleines et non des chasseurs."
Avec ce départ pour le Sanctuaire baleinier antarctique, l'Esperanza entame la dernière manche de l'expédition 'Défendons nos océans'. Lors du lancement de l'expédition, en novembre 2005 dans l'Océan Austral,
les militants Greenpeace avaient sauvé 82 baleines d'une mort certaine en se mettant entre les harpons et leurs cibles.