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Un plan d'action en six points

  • Les ports comme Las Palmas doivent refuser de 'blanchir' le poisson issu de la pêche illégale et d'entretenir les navires de pêche illégaux. Si les braconniers n'arrivent pas à débarquer leur pêche ni à faire entretenir leurs bateaux, ils cesseront leurs activités malhonnêtes.
  • Les supermarchés, marchés et poissonneries doivent pouvoir prouver qu'ils ne revendent pas de la marchandise volée et retracer l'historique du poisson vendu. Les fournisseurs qui en sont incapables ne devraient pas avoir le droit de revendre leur poisson aux consommateurs.
  • Les navires de pêche devraient faire l'objet d'une surveillance électronique et les gouvernements devraient assumer la responsabilité de leurs activités. Les autorités devraient s'échanger immédiatement leurs renseignements afin d'empêcher aux prises illégales de pénétrer les marchés.
  • Souvent, les navires de pêche illégaux n'accostent jamais : ils transbordent leur poisson en mer, sur des navires légaux. Si cette pratique était interdite par la loi, les pêcheurs auraient plus de mal à déplacer leurs prises illégales d'un point à l'autre du globe.
  • Certains navires et leurs propriétaires sont régulièrement pris la main dans le sac. Les noms de ces bateaux devraient figurer sur une liste unique et publique, afin que toutes les nations puissent leur refuser des services et les empêcher de débarquer leur pêche.
  • Les pays en voie de développement devraient recevoir une aide internationale qui leur permettrait de protéger leurs riches territoires de pêche des flottes illégales. Suite à la surexploitation et à l'épuisement des territoires de pêche de l'hémisphère Nord, les navires de pêche se sont déplacés plus au Sud, dans les eaux de pays plus pauvres qui n'ont pas les moyens matériels de protéger leurs pêcheries.