Skip navigation.

Envoyer cette page à vos amis

Vous pouvez vous envoyer cette page par e-mail afin d'y revenir plus tard ou bien l'envoyer à un ami. Pour cela, remplissez le formulaire ci-dessous. Le destinataire recevra un e-mail contenant un lien vers cette page.

Vous pouvez spécifier plusieurs destinataires en séparant leurs adresses email par des VIRGULES, par exemple :

un.nom@exemple.com, un.autre.nom@exemple.net



Les champs marqués d'un * sont obligatoires

E-mail du destinataire *
Votre nom *
Votre e-mail *
* champ obligatoire
Dugong se nourrissant au fond de la Mer Rouge. Les dugongs vivent en 
différents endroits du globe. Ce mammifère marin et végétarien est 
sérieusement menacé d'extinction.

Dugong se nourrissant au fond de la Mer Rouge. Les dugongs vivent en différents endroits du globe. Ce mammifère marin et végétarien est sérieusement menacé d'extinction.

Agrandir

Egypte — Des millions de touristes se rendent chaque année en Egypte pour pratiquer la plongée sous-marine dans la Mer Rouge. Le long des côtes, des récifs coralliens abritent une grande quantité d'espèces marines, parmi lesquelles des dauphins, requins, raies manta, tortues et dugongs. Les efforts de conservation des habitants de la région, les programmes gouvernementaux ainsi que le soin des plongeurs permettent de préserver l'environnement marin de façon relativement efficace. Mais le développement côtier anarchique met en péril l'existence de milliers de kilomètres de récifs frangeants (récifs coralliens bordant immédiatement la terre ferme).

Chantiers de construction irresponsables, décharges sauvages et destruction au bulldozer contribuent à ravager les trésors de la mer. Quelque 3 millions de mètres cubes de récifs coralliens ont déjà été ensevelis et transformés en zones d'habitation touristiques, et de nombreux projets de construction en bord de mer sont en cours. Entre El Quseir et Marsa Alam, la côte toute entière est remaniée - sans aucune considération environnementale.

Ailleurs le long de la côte égyptienne, il y a pourtant des endroits où la situation est bien meilleure, grâce à l'existence de réserves marines. Par exemple, le parc national Ras Mohammed est devenu un des lieux de plongée les plus courus au monde et son réseau de réserves marines, où les coraux et ses habitants y sont préservés, a permis une augmentation considérable des revenus liés au tourisme et à la pêche. Le succès de cette région est tel que l'Agence Egyptienne des Affaires Environnementales a demandé la protection de tous les récifs coralliens d'Egypte, sur le modèle de ce qui existe à Ras Mohammed.

Pourtant, le surdéveloppement côtier absurde continue. Dans le cadre de l'expédition 'Défendons nos océans', le navire Greenpeace Esperanza s'est rendu en Egypte pour soutenir les activités d'un groupe environnemental local, l'Association de protection environnementale et de conservation de Hurghada (HEPCA, Hurghada Environmental Protection and Conservation Association). La HEPCA tire son nom de la ville de Hurghada, ville de 250'000 habitants qui accueille chaque année 2.5 millions de visiteurs. Récemment, une grande partie des récifs frangeants de Hurghada ont été détruits par un développement côtier totalement irresponsable.

Notre but est d'aider la HEPCA à faire en sorte que la planification à long terme, la conservation et le développement soutenable l'emportent sur la cupidité à court terme. Pour ce faire, la HEPCA invite toutes les personnes concernées par cet enjeu, comme les touristes potentiels, à signer la Charte El Quseir, qui stipule que nous partageons tous une part de responsabilité dans la préservation des habitats marins. Si vous comptez visiter l'Egypte prochainement, vous pouvez également vous engager à pratiquer la plongée sous-marine de manière respectueuse de l'environnement; ou demander aux hôtels, tour-opérateurs et centres de plongée ce qu'ils entreprennent afin de préserver la beauté naturelle des lieux pour les générations futures.