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Cette photo, prise par un observateur à bord d'un chalutier 
néo-zélandais, montre un immense morceau de corail rouge remonté à la 
surface par un chalut de fond (on peut remarquer qu'il y a d'autres 
morceaux de corail à l'intérieur du filet).

Cette photo, prise par un observateur à bord d'un chalutier néo-zélandais, montre un immense morceau de corail rouge remonté à la surface par un chalut de fond (on peut remarquer qu'il y a d'autres morceaux de corail à l'intérieur du filet).

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Hobart, Australie — Etant donné qu'à l'occasion d'un important meeting tenu à Hobart, l'Union Européenne (UE), la Russie et la Corée du Sud se sont appliquées à saborder un plan de protection contre le chalutage de fond, nous devons dès aujourd'hui focaliser notre attention sur les Nations Unies. Dans les semaines qui viennent, les gouvernements du monde entier doivent faire un choix: soit ils votent pour un moratoire sur le chalutage de fond non régulé en haute mer, soit ils s'expriment contre ce moratoire et condamnent poissons et crustacés d'ici à 2048.

Chalutage de fond: UE, Russie, Corée du Sud et Canada - le monde a les yeux rivés sur vous.

Nous avons lancé notre campagne pour un moratoire sur le chalutage de fond il y a trois ans. Nos supporters et les Défenseurs des océans n'ont jamais cessé de nous soutenir. Rien que cette année, nous avons envoyé plus de 200'000 emails, lettres et cartes postales aux décideurs du monde entier. Plus de 1500 scientifiques spécialistes des questions marines ont signé une pétition encourageant la planète entière à agir, et nous avons été capables, avec vous, de convaincre une majorité de gouvernements de soutenir le moratoire.

L'avenir est-il rose pour le vie sous-marine des grands fonds?

Pas vraiment. Le meeting de cette semaine à Hobart (Australie) aurait dû déboucher sur un accord de protection des écosystèmes des grands fonds contre les ravages causés par les chalutiers de fond. Mais l'opposition bornée de la Corée du Sud, de la Russie et de l'UE a bloqué les propositions faites par l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Chili, les Etats insulaires du Pacifique et les USA - propositions qui visaient à protéger la vie sous-marine des grands fonds contre le chalutage de fond.
Les nations de pêche du Nord ont empêché la création d'une zone protégée dans le Pacifique Sud, très loin de chez elles. Ceci montre à quel point ce genre de meeting est inopérant et incapable de déboucher sur une protection efficace et rapide de la vie océanique. Il faut que les Nations Unies interviennent.

Plus de poissons ni de crustacés en 2048?

Afin de comprendre ce qui est en jeu, lisez l'article paru la semaine dernière dans le journal Science. Le Canadien Boris Worm, biologiste marin réputé, a publié un rapport qui fait grand bruit. Il estime que les activités humaines, comme par exemple les pratiques de pêche destructrices, sont responsables de la baisse vertigineuse des prises de poissons sauvages, et projette un effondrement global de toutes les espèces commerciales de poissons et crustacés en 2048 si les pratiques en cours continuent. La bonne nouvelle, c'est que le rapport établit que la tendance peut être inversée - si nous agissons MAINTENANT.

Dans les semaines qui viennent, les gouvernements du monde entier ont l'occasion de faire un premier pas significatif qui permettrait d'inverser cette tendance. En protégeant la haute mer du chalutage de fond - qui est une pratique destructrice et non soutenable -  le monde ferait un formidable geste en direction d'une protection sérieuse de la biodiversité sous-marine et des habitats dont les poissons dépendent. Le moratoire est une première étape nécessaire dans l'optique de la création d'un réseau de réserves marines - zones où la pêche est interdite - qui représentent, d'après l'étude de Worm, une solution permettant d'inverser le scénario catastrophe prévu pour 2048.

Passez à l'action!

La semaine prochaine, les Nations Unies commencent leurs négociations sur un moratoire sur le chalutage de fond en haute mer. Un tel moratoire constituerait le plus grand acte de protection de l'habitat de toute l'histoire humaine : il contribuerait en effet à couvrir - et à préserver - une surface océanique plus vaste que l'ensemble des terres émergées de la planète!

Pour l'instant, l'UE - sous l'influence de l'Espagne - et le Canada sont opposés à ce moratoire. Dites-leur que le monde ne les lâche pas du regard. Que choisiront-ils? Préserver les océans ou de les laisser mourir d'ici à 2048?